La colère, une émotion qui s'apprivoise !

May 10, 2018

 

La colère est une émotion de Vie, qui est présente pour défendre notre territoire physique, psychologique, affectif…

 

C’est une réaction psycho-physiologique éphémère, instantanée, qui ne doit durer que quelques minutes et qui disparaît. C’est alors une colère saine, passagère, bienveillante, vertueuse, car elle nous permet de nous défendre contre une agression quelle qu’elle soit. Sinon, elle devient un sentiment, voir un ressentiment qui, s’il s’installe, devient un symptôme chronique, un trait de caractère, de personnalité. Une colère qui mûrit, qui grandit pendant longtemps est une colère malveillante. La colère conduit à la haine, à la vengeance qui est nocive contre les autres, mais surtout contre soi quand on sait qu’il faut 6 heures pour que le système immunitaire s’apaise après quelques minutes de colère. Elle empoisonne le sang (colère noire) et après une colère, on peut ressentir une grande fatigue, un grand vide énergétique.

 

La colère survient également quand on ne peut pas obtenir ce que l’on veut, ou qu’on ne comprend pas ce qui nous arrive, quand on a l’impression que les choses sont « contre nous », une forme d’injustice.

La colère est un langage du ressentiment, de la résonance, qui réactive un ego disqualifié. On a alors le droit de la montrer, mais pas de la « jeter » sur l’autre. Elle exprime une agressivité, un mouvement qui nous emporte, d’où le terme « s’emporter » … C’est souvent une force, une violence qui vise à contraindre l’autre, car notre jugement de valeur est alors critique (le bien et le mal) et nous laisse penser que c’est nous qui avons raison, que notre raisonnement est supérieur.

 

Il est intéressant de noter qu’on peut se mettre en colère contre les autres, mais également contre une structure (entreprise, état, collectivité…), un objet, soi-même ! La colère peut aller de l’irritation à la rage, en passant par l’amertume, la jalousie, la déception !

Nous ne sommes pas notre colère… Ce sont nos interprétations, nos pensées qui nous mettent en colère et pas forcément la situation. Certaines choses nous mettent en colère et pas d’autres et vis et versa…

Donc, si on prend de la distance, cela nous permet de mieux comprendre ce qui l’a enclenchée et découvrir ce qu’on ne voulait peut-être pas voir (mensonge ou vérité ?). Comme le rire s’exprime, la colère doit également s’exprimer.

Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime en soi !

 

C’est vrai que la colère fait partie des 7 pêchés capitaux, alors que Dieu châtie dans toutes les grandes religions ! Il faut libérer sa colère, s’énerver en conscience, laisser aller, l’extérioriser sans la « jeter » sur l’autre, comme pour se laver, sans asperger les autres !

 

Différentes petites astuces pour comprendre et gérer sa colère :

 

 

  • L’idée est d’en prendre conscience en listant ce qui nous met en colère, puis observer quel est le besoin qui n’est pas satisfait et trouver les réponses pour le satisfaire.

  • Choisir un mot qui nous convient (calme, équilibre, harmonie, cool), dont le sens et la sonorité nous apaise et se le répéter, l’écrire devant nous avec de jolis caractères ! Inspirer et expirer en disant le mot.

  • Repenser à un bon souvenir et ne plus regarder ce qui nous met nous en colère.

  • Boire un verre d’eau très lentement en pleine conscience.

  • Respirer en pleine conscience

  • Crier et taper très fort dans un coussin de la colère ou dans quelque chose qui ne risque rien.

  • Ressentir à quel niveau de notre corps se situe la colère (gorge, plexus solaire, estomac…) et imaginer une porte qu’on ouvre pour libérer la colère, laisser sortir cette énergie qui nous oppresse…

  • Donner une couleur à la colère, ressentir ce qui se passe : est-ce froid, chaud, piquant, frissonnant….  ressentir son corps en étant assis,

  • 5 doigts à serrer : le majeur représente la colère (pouce/inquiétude, index/peur, annulaire/tristesse, auriculaire/confiance).

  • Écrire une lettre, et la brûler

     

     

Tout ce qu’on résiste, persiste  (expression québécoise) ! Il ne faut pas laisser la colère grandir en nous, sous peine de nous laisser envahir et que cela devienne très difficile de redescendre vers un état de calme. Sinon, c’est qu’on joue peut-être la colère contre les autres, pour être fidèle à nous-mêmes. Je ne veux pas pardonner, car cette colère nourrit mon sentiment d’injustice… La colère est une énergie constructive, qui nous aide à nous dépasser, pas à nous auto-détruire. Elle est souvent l’expression d’un besoin non satisfait, d’où l’intérêt de l’exprimer, de l’explorer, sans la réprimer, juste l’apprivoiser…

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